VISA: Pour un séjour égal ou inférieur à trois mois, le passeport en cours de validité est requis à destination du Maroc. Certaines nationalités nécessitent un visa. Renseignez-vous auprès du Consulat du Maroc à Paris au 01 56 56 72 00. Si votre animal domestique vous accompagne, munissez-vous de son certificat de bonne santé datant de moins de 10 jours, ainsi que d'un certificat antirabique.
VACCINS:Aucun certificat de vaccination n'est exigé pour les voyageurs venant d'Europe ou d'Amérique. Le certificat de vaccination anticholérique peut être exigé pour les voyageurs en provenance des zones atteintes par cette maladie. Le traitement anti-paludéen n'est pas nécessaire.
SANTE: Le Maroc est un pays sain, toutefois, respectez quelques précautions élémentaires en particulier dans le sud- évitez l'eau des oueds, des vendeurs ambulants. Désaltérez-vous avec des eaux de sources en bouteille : Sidi Harazem et Sidi Ali sont plates, Oulmès est gazeuse. Si vous êtes sujet aux troubles intestinaux, prévoyez un médicament. Renseignez-vous avant de vous baigner dans un oued ou un lac. Prenez vos précautions contre les piqûres d'insectes et les coups de soleil.
MONNAIE
La monnaie marocaine est le dirham (DH) divisé en 100 centimes. Il existe des billets de 10,20, 50, 100 et 200 DH, des pièces de 1, 5 et 10 DH et de 5, 10, 20 et 50 centimes. 1 euros est également à 10 DH environ selon le cours.
Vous ne pourrez vous procurer des dirhams qu'au Maroc. Ne changez pas d'argent dans les rues, c'est illégal. Vous avez tout intérêt à passer par les banques ou établissements agréés (dotés d'un panonceau doré). Ils ne prennent pas de commission et délivrent un bordereau qui vous sera indispensable, à la fin de votre séjour, pour reconvertir votre reliquat de dirhams en monnaie d'origine. Vous pourrez retirer de l'argent dans les banques avec une carte de crédit, ou directement au distributeur dans quelques grandes villes. Les cartes de crédit sont généralement acceptées dans les grands hôtels, boutiques et restaurants, et même parfois dans les souks !
LANGUE
A côté de l'arabe classique, la langue de l'éducation, de l'administration et des médias, la langue de tous les jours au Maroc est l'arabe dialectal, ainsi que berbère, parlé dans le Rif, les Atlas et le Souss, et qui varie selon les régions.
SAVOIR VIVRE
Respecter les coutumes locales, c'est faire preuve d'une courtoisie élémentaire envers un pays accueillant. Pour éviter situations embarrassantes et malentendus, conformez-vous aux usages.
Voici quelques règles essentielles : Au Maroc, l'accès des mosquées et des lieux saints est interdit aux non-musulmans. Quelques exceptions : Mosquée Hassan II à Casablanca, Mausolée Mohamed V à Rabat, Mausolée Moulay Ismaïl à Meknès, Mausolée Moulay Ali Chérif à Rissani. Evitez les tenues provocantes. Acceptez le thé à la menthe, geste d'hospitalité.
Evitez de boire, de manger et de fumer en public dans la journée pendant la période du Ramadan.
CLIMAT
L'ensoleillement annuel est supérieur à huit heures par jour à Agadir, Fès, Marrakech et Ouarzazate avec les températures moyennes suivantes :
Agadir : 21° en Fév. -24° en Mai - 27° en Juillet - 26° en Oct. - 21° en Déc.
Fès : 17° en Fév. - 24° en Mai - 34° en Juillet - 25° en Oct. - 20° en Déc.
Marrakech : 20° en Fév. - 28° en Mai - 38° en Juillet - 28° en Oct. - 19°en Déc.
Ouarzazate : 20° en Fév. - 31° en Mai - 39° en Juillet - 27° en Oct. - 17° en Déc.
Tanger : 16° en Fév. - 21° en Mai - 27° en Juillet - 22° en Oct.- 16° en Déc.
RELIGION
L'Islam est la religion officielle du Maroc, mais la coexistence avec les autres religions est parfaite (la pratique des autres religions révélées est d'ailleurs garantie par la constitution). La journée est rythmée par cinq appels à la prière. C'est le muezzin qui les annonce du haut de son minaret. Pendant le mois du Ramadan, les Marocains jeûnent, cessent de boire et de fumer du lever au coucher du soleil.
Evidemment, leur quotidien s'en trouve modifié. La plupart des administrations, services publics, monuments et magasins aménagent leurs horaires.
FETES ET JOURS FERIES ET FETES RELIGIEUSES
Ce sont des jours fériés dans tout le Maroc.
L'Aid El -Fitr (ou Aïd el-Seghir) marque la fin du mois de Ramadan.
L'Aïd el-Kebir (ou Aïd el-Adha) commémore le sacrifice d'Abraham. C'est la fête du mouton, Premier Moharrem, le premier jour de l'hégire, l'an musulman
Le Mouloud célèbre la naissance du Prophète.
FETES NATIONALES
1er janvier : jour de l'An
11 janvier : manifeste de l'Indépendance
1er mai : fête du Travail
30 juillet : fête du Trône. C'est la plus importante fête civile au Maroc. Elle est joyeusement célébrée dans tout le royaume avec feux d'artifice, chants, danses, parades.
14 août : allégeance de l'oued Eddahab
20 août : anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple
21 août : fête de la Jeunesse.
6 novembre : anniversaire de la Marche Verte
18 novembre : fête de l'Indépendance
JOURS FERIES
La vie civile est régie par le calendrier grégorien.
A la différence d'autres pays musulmans, le week-end se compose du samedi et du dimanche. Le vendredi n'est pas férié mais administrations et services publics allongent leur pause-déjeuner pour permettre aux fidèles de se rendre à la prière.
La vie religieuse suit le calendrier musulman. Il débute le 16 juillet 622, jour où le prophète Mohamed quitta La Mecque pour s'établir à Médine où il avait beaucoup plus d'adeptes.
L'année hégirienne, année lunaire, se compose de 12 mois, mais elle est plus courte que l'année solaire.
Le mois du Ramadan et les grandes fêtes religieuses varient par rapport au calendrier grégorien. Pour en obtenir les dates, renseignez-vous auprès de l'Office National Marocain du Tourisme.
LA CUISINE
La cuisine marocaine accommode avec raffinement légumes et fruits gorgés de soleil, épices rares et parfumées, délicats poissons et viandes savoureuses... La meilleure des cuisines orientales, réputée dans le monde entier, met vos papilles en fête. Voici les principaux plats marocains à goûter absolument.
Brochettes : à l'entrée d'un souk, sur une place, au bord d'une route, on cuit sous vos yeux de délicieuses brochettes : un régal, économique et rapide.
Couscous : c'est le traditionnel déjeuner familial du vendredi, mais vous en trouverez tous les jours au restaurant. Au cours de votre voyage, vous pourrez déguster mille couscous, car il varie selon les régions et la créativité de la cuisinière. Essayez de ne pas utiliser vos couverts pour le manger, mais plutôt vos doigts, à la marocaine.
Méchoui : agneau rôti à la broche ou au four. La viande fond dans la bouche !
Pastilla : une fine pâte feuilletée farcie de pigeon et d'amandes : c'est le fameux sucré salé à la marocaine. Il existe des variantes au poisson, au poulet et même au lait pour le dessert.
Plats du Ramadan : au coucher du soleil; on rompt le jeûne (f'tour) avec la riche et savoureuse harira, soupe à base de viande, lentilles, pois chiches, avec les beghrir, petites crêpes en nid d'abeille servies avec du beurre fondu et du miel, les shebbakia, gâteaux frits dans l'huile et enrobés de miel. Cette " légère " collation permet d'attendre le vrai dîner qui se déroule plus tard dans la nuit.
Tajine : ce mot désigne à la fois le contenant (plat de terre cuite décoré au typique couvercle conique) et le contenu (ragoût de viande, de volaille, de poisson et de légumes cuit à l'étouffé).
La pâtisserie : gâteaux au miel, cornes de gazelles, feqqas aux amandes, aux raisins secs, ghoriba aux amandes, au sésame... Irrésistible
Thé à la menthe : il désaltère, réchauffe, requinque, se boit le matin, après les repas, à n'importe quelle heure. Un plaisir qui ne se refuse jamais.
Les villes
MARRAKECH
Jusque vers l'an 1000 avant J.C. Marrakech n'était qu'un camp de nomades, la ville naquit avec l'arrivée des armées du sultan saharien Almoravide.
Vers 1062 on y construisit une mosquée et on y planta une palmeraie, Marrakech fut plus tard choisie comme capitale du royaume. Du règne des Almohades il ne reste que les remparts, le minaret et la Koutoubia.
C'est au XIIIe siècle que Marrakech sous l'égide des Saadiens retrouva son faste et son prestige disparut depuis que la capitale fût installée à Fès par les Mérinides. Avec l'arrivée du protectorat français en 1917, Marrakech fut gouvernée par le Pacha El Glaoui, qui aidé par la France étendit son influence sur toutes les provinces berbères environnantes. Le Pacha fût déchu en 1956 avec l'indépendance.
LES JARDINS MAJORELLE
Au Nord Est de Guéliz, ce lieu enchanteur, peuplé de bougainvilliers, cocotiers, bananiers, bambous et palmier fut crée dans les années 20 par le peintre français Jacques Majorelle et a appartenu au couturier Yves St Laurent. L'atelier renferme un musée d'art islamique.
LES JARDINS DE LA MENARA
Planté d'oliviers, le parc s'étend sur une centaine d'hectares et possède en son centre un bassin du XIIe siècle. Au bord de l'eau, un petit pavillon saadien qui était jadis le rendez-vous galant des sultans. Selon une légende, l'un deux avait coutume, au lever du soleil, de jeter dans le bassin sa compagne de la nuit.
LE PALAIS DE LA BAHIA
Tout près de la place Djema El Fna se dresse cette somptueuse demeure qui fut construite à la fin du XIXe siècle. La propriété entourée d'un jardin de 8 ha, abrite une succession de luxueux appartements ouvrant sur des patios. Cette propriété était la demeure du sultan Ba Ahmed, de ses 4 femmes légitimes et de son harem de 24 concubines. On y admire particulièrement les mosaïques des murs, les plafonds en hêtre magnifiquement décorés de couleurs naturelles végétales, les plaques de marbre sur le sol, de grandes pièces avec leurs doubles portes. Enfin, les jardins andalous où poussent les ibiscus, palmiers dattiers, citronniers verts, orangers, pamplemousse ainsi que l'alignement de ses 3 fontaines.
LE MUSEE DAR SI SAID
Le palais bâti au XIXe siècle par Saïd, le frère du grand vizir Ba Ahmed, dans le style architectural alaouite, abrite depuis 1912 le Musée des arts Marocains de Marrakech. Vêtements, objets de cuivre martelé, armes et bijoux berbèresŠ représentent les différentes facettes de la production artisanale du Maroc. Au premier étage un salon au superbe décor hispano-mauresque et ses meubles de cèdre et un fauteuil de mariée sur lequel l'épousée s'exposait aux regards, le jour de la selwa. Dans les autres salles, les tapis berbères abondent évoquant la sèche beauté des abords du désert. Autour de la cour se déploie une splendide collection d'huisseries. Montants et battants des portes et fenêtres portent des incrustations et des ornements raffinés.
LES TOMBEAUX SAADIENS
Plusieurs mausolées furent bâtis au XVIe siècle pour accueillir la sépulture de treize souverains de la dynastie saadienne. La délicatesse de la décoration en harmonie avec la pureté des lignes architecturales en fit un édifice exceptionnel.
LA KOUTOUBIA
Le minaret de la Koutoubia, qui se dresse au c¦ur de la Médina , est le symbole même de Marrakech et un joyaux de l'art Almohade. Construit sur ordre de Adb El-Moumen et terminé par Yacoub al-Mansour entre 1184 et 1189. Le subtil rapport de 1 à 5 entre la largeur et la hauteur du minaret de la mosquée confère une parfaite harmonie à ce chef d'¦uvre de l'art hispano-mauresque. Quatre boules de cuivre domine la construction. La légende veut qu'elles aient été fabriquées avec les bijoux d'or de l'épouse de Yacoub al-Mansour.
LES SOUKS
Située sur la route du commerce vers le Sahara, Marrakech affirma très tôt sa vocation d'immense marché artisanal et commercial. Dès la fortification de la ville, sous les Almoravides, les industries traditionnelles de tissage et de tannerie connurent un essor important. A partir de la place Djemma el Fna commence un écheveau inextricable de ruelles protégé du soleil par des lattis de bois.
Rue du souk Smarine : le souk Qassabine (des vanneries, des fruits secs et des épices) se prolonge par le souk Smarine (des vêtements et des étoffes). Place Rahba Kedima : la place est très animée tôt le matin où se tient le marché de la laine. Depuis la place commence le souk Rabia et sa criée berbère où les vendeurs à l'encan proposent leurs tapis. Le souk des maroquiniers est installé dans le prolongement de la rue, puis l'artère se ramifie en son milieu, là où débute le Souk Fagharine (des forgerons) et s'ouvre sur le souk des bijoutiers.
PLACE JEMMA-EL-FNA
Patrimoine oral de l'humanité, la place Jemma-El-Fna est devenue le c¦ur de la ville. Située à l'orée des souks et bordée par de nombreuses échoppes, l'esplanade se transforme l'après-midi en un spectacle inouï : Gnaouas, musiciens, conteurs, charmeurs de serpent et autres montreurs de singes savants délimitent leur halqa, cercle imaginaire et béni par un saint, pour y donner leur spectacle.
FES
Première capitale du royaume en 789 avec Idriss II, puis deux fois encore, au XIIIème siècle sous le règne de Moulay Abdallah, centre spirituel et culturel du Maroc traditionnel : Fès est une ville multiple, unique par sa splendeur.
Outre la ville européenne dont la construction a débutée sous le protectorat, Fès se dédouble en Fès el Bali, la partie la plus ancienne de la ville, et Fès el Jédid, construite à côté de Fès el-Bali par les Mérinides en 1276 et qui a été la capitale du Maroc pendant des siècles. En 818, plusieurs centaines de familles musulmanes, chassées d'Andalousie par les armées chrétiennes, s'installèrent sur la rive droite de l'oued Fès. Sept ans plus tard, 300 familles kérouanaises s'établirent sur l'autre rive.
Les Arabes d'Andalousie apportèrent l'art et le savoir d'une civilisation à l'apogée de sa gloire. Le quartier des Andalous saisit par sa splendeur et par la profusion de ses édifices. Les palais rivalisent d'ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges polychromes, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés...
De nos jours, Fès est sans doute la ville la plus authentique d'Afrique du Nord. Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Karaouiyne, ses trésors de l'art arabo-andalou, sa médina médiévale de Fès el-Bali et ses artisans de grand talent en font la gardienne des traditions de l'islam.
MUSEE DU DAR BATHA
Ce palais hispano-mauresque de la fin du XIXe siècle abrite d'admirables collections d'art traditionnel de Fès. Bois sculptés, zelliges, fers forgés ou plâtres sculptés, les matériaux décoratifs appartiennent au domaine de l'art. Broderies, tapis, bijoux et monnaies rivalisent d'intérêt. Mais le clou du musée se trouve dans la salle des poteries. Les plus belles céramiques marocaines sont dues à l'art fassi. Spécialisés dans cette technique depuis le Xe siècle, ses artisans ont inventé le célèbre " bleu de Fès " obtenu à partir du cobalt. Sur fond d'émail blanc ou rehaussés de couleurs, les motifs floraux stylisés y dessinent des entrelacs aussi savants qu'harmonieux.
MOSQUEE QUARAOUIYNE
Après Al Azhar au Caire, la Qaraouiyine est la mosquée la plus importante du monde arabe. Fondée au IXe siècle par les réfugiés kairouanais, elle deviendra un centre éminent rayonnant dans le monde dès le XIe siècle. Entre temps, elle gagnera la place de plus grande mosquée de Fès et donc du royaume. Pouvant accueillir jusqu'à 20 000 fidèles, elle constitue un chef-d'¦uvre architectural de la même veine que les grands bâtiments andalous. Elle possède encore une bibliothèque riche de 30 000 ouvrages, dont 10 000 manuscrits. Ici fut formée une pensée musulmane ouverte et tolérante, renforcée par les plus grands philosophes arabes et même quelques Papes. Pour les non-musulmans, il est possible d'entrevoir la vie pieuse quotidienne que l'on y entretient par l'une des quatorze portes.
ZAOUIA DE MOULAY IDRISS II
Entre le souk Attarine et la place En Nejjarine apparaît la zaouia dédiée au saint patron de Fès, Moulay Idriss II. Deuxième sultan du royaume, il poursuivit la fondation de la ville décidée par son père, au VIIIe siècle. L'accès étant interdit aux non-musulmans, on appréciera surtout la cohue qui règne autour de ce lieu. Des poteaux de bois barrent symboliquement l'accès à proximité de la zaouia, marquant les limites de l'espace de sainteté. Autrefois, les profanes devaient s'arrêter à cette distance respectueuse des portes du sanctuaire, qui était aussi une zone d'asile où les autorités ne pouvaient intervenir. Par l'une des deux portes, il est possible d'apprécier la ferveur qui règne à l'intérieur de la zaouia, ainsi que d'apercevoir le tombeau du saint, recouvert d'un catafalque richement brodé.
FOUNDOUK EN NEJJARINE
Ce foudouk accueillait autrefois les étrangers de passage dans la ville. Au rez de- chaussée, ornées de moucharabiehs, les galeries divisées en cellules abritaient les bêtes. A l'étage, les hôtes étaient logés dans des chambres. Aujourd'hui, les foundouks sont occupés par les artisans et commerçants et servent d'entrepôt aux grossistes. Les détaillants des souks viennent s'y approvisionner.
MUSEE DES ARMES
Cet ancien fort du XVIe siècle situé près des remparts demeure fidèle à sa tradition militaire puisqu'il a été transformé en Musée des Armes.
Constituées principalement de dons royaux, les collections comptent des pièces rarissimes. Les amateurs d'armes apprécieront l'évolution des techniques, les amateurs d'art la splendeur des objets. Vivez l'épopée des armes : toutes figurent ici, depuis la hache préhistorique jusqu'au fusil moderne. Et toutes les civilisations sont représentées : indienne, européenne ou asiatique. La palme revient au Maroc : poignards incrustés de pierreries ou fusils à crosse damasquinée. Pièce maîtresse, déjà par sa taille et son poids, un canon de 5 mètres de long et de12 tonnes, utilisé pendant la bataille des Trois Rois.
MOSQUEE DES ANDALOUS
On accède à ce quartier par les tanneries de Chouara ou par Bab Ftouh. Fondée au IXe s., la mosquée des Andalous fut, à l'origine, un simple oratoire. Elle est célèbre pour sa grande porte nord, ornée de zelliges et d'un auvent de bois sculpté.
TOMBEAUX MERINIDES
Au nord de la médina, sur les flancs d'une colline brûlée par le soleil, on trouve les modestes tombes mérinides. C'est sur ces coteaux-là que sont les anciens cimetières de la ville, champs d'herbe jaunie parsemés des tâches blanches des stèles. C'est l'un des lieux les plus doux et les plus beaux de la ville. Depuis ce cimetière s'offre une vue fascinante sur la médina et les collines du sud. Quelques bergers et leurs maigres troupeaux, des hommes en djellaba traversent ce décor : on croirait voir une toile romantique. Les tombeaux de la dynastie mérinide datent pour la plupart du XIVe siècle. Peu nombreux, isolés face à la ville grouillante au loin, ils sont une belle leçon de modestie.
LE MELLAH
Ce terme désigne au Maroc tous les quartiers juifs et vient du mot melh (le sel). Le mellah de Fès, considéré comme le premier du Maroc tout d'abord placé auprès de l'actuel palais Jamaï fut déplacé au XVe siècle près du palais royal par le Mérinide Abou Saïd. Le sultan avait promis sa protection aux juifs moyennant un impôt supplémentaire. Dans ce quartier fermé la nuit jusqu'au XIXe siècle, les juifs subissaient de nombreuses contraintes : interdiction de porter des babouches et de chevaucher leur monture. Ces mesures leur furent imposées jusqu'au protectorat. Aujourd'hui le mellah est habité par des familles musulmanes fraîchement arrivées ici, poussées par l'exode rural.
QUARTIER DES TANNEURS
Au bord de l'oued Fès, le quartier des tanneurs de Chouara étale ses couleurs vives. Depuis les maisons alentours, la vue plonge dans une série de bassins de teinture rouge et fauve. Partout des peaux sèchent au soleil . La tradition artisanale du travail du cuir remonte à l'époque médiévale au Maroc. Le cuir marocain et en particulier le cuir fassi est depuis des siècles considéré comme l'un des plus beaux au monde. Dans les tanneries de Fès comme de Marrakech, le travail du cuir a peu changé depuis des siècles. Les peaux sont portées à dos d'âne dans le souk des tanneurs. Elles sont ensuite travaillées.
MEKNES
C'est en 1672, lorsqu'il devient sultan de la nouvelle dynastie alaouite, que Moulay Ismaïl choisit Meknès comme capitale politique et militaire du pays. Commencent alors des travaux d'une ampleur jamais égalée. La cité plusieurs fois centenaire se dote de vingt cinq kilomètres de remparts flanqués de portes monumentales. Le sultan fait construire des mosquée, des casbahs, des écuries, des jardins. Meknès fait partie du Patrimoine Mondial de l'Humanité depuis 1996.
BAB MANSOUR
Cette porte, l'une des plus belles du Maroc, fut la dernière ¦uvre commandée par Moulay Ismaël. Achevée au début du XVIIIe siècle elle impressionne tant par ses volumes, massifs mais néanmoins équilibrés, que par la qualité de son ornementation. Des entrelacs subtils et raffinés se détachent sur les zelliges. Mise en valeur par l'agora qui lui fait face, la place El Hedim, la porte représente le centre de la cité impériale.
MUSEE DE DAR JAMAÏ
Avant d'abriter les collections de Meknès, le Dar Jamaï a connu de nombreuses affectations. Bâti en 1882 pour servir de résidence à l'illustre famille Jamaï, qui compta deux ministres de Moulay el-Hassan (1873-1894), il devint hôpital militaire en 1912. Ce n'est qu'en 1920 qu'il abrita le Musée d'Art Marocain.
Les décors de zelliges, de plâtres sculptés et de bois peint, tout autant que le jardin andalou planté de cyprès et d'arbres fruitiers, donnent une belle idée du luxe que pouvait atteindre une maison de la haute bourgeoisie de Meknès. Ferronnerie, sculpture sur bois, tissage, maroquinerie, dinanderie, orfèvrerieŠce musée est consacré à l'artisanat de la région. Les Meknassis se distinguent dans le travail et la peinture du bois : coffres, panneaux, moucharabiehs, dans la farandole de couleurs des céramiques, dans la polychromie audacieuse des broderies.
MAUSOLEE DE MOULAY ISMAËL
L'un des lieux les plus beaux qui soient donnés à visiter pour son raffinement et sa simplicité. Le sanctuaire comprend , outre la mosquée et le tombeau de Moulay Ismaël, plusieurs salles à ciel ouvert. Une cour ornée de mosaïques et de faïences permet d'accéder à la salle du Mihrab, une pièce carrée aux galeries revêtues de plâtre sculpté. Douze colonnes provenant des ruines de Volubilis soutiennent sa coupole intérieure. Tout au fond, passé un modeste patio, vous découvrirez le tombeau du souverain qui se dresse dans une petite salle. Le lieu, très émouvant, dégage une grande poésie.
MEDERSA BOU INANIA
La medersa Bou Inania de Meknès est un très bel exemple de l'architecture des écoles coraniques. L'équilibre entre le bois et le plâtre atteint ici un grand degré de perfection. Les quatre arcades de la medersa Mérinide s'appuient sur les maisons voisines et supportent une coupole ouverte. Celle-ci protége la porte décorée de zelliges et de sculpture sur bois de cèdre.
GRENIERS DE MOULAY ISMAËL
Ces silos et ces écuries érigés au XVIIe et XVIIIe siècles sont à la mesure de la mégalomanie du sultan Moulay Ismaël. Les greniers faisaient office de magasin où étaient entreposés les réserves alimentaires de la ville, mais aussi le foin et le grain prévu pour nourrir les douze mille chevaux du souverain. Les murs de 7 m d'épaisseur ainsi qu'un réseau de canalisation maintenaient une température fraîche et constante à l'intérieur des réserves.. Les écuries, immense bâtiment à ciel ouvert sont composée de 23 nefs et piliers.
BASSIN DE L'AGUEDAL
Le bassin de l'Aguedal étend ses 4 ha d'eau à deux pas du palais impérial. Ce réservoir creusé sur ordre de Moulay Ismaël servait à l'irrigation des jardins son palais et à l'amusement des favorites du sultan. En temps de guerre, il constituait une réserve d'eau pour toute la ville.
RABAT
La capitale marocaine est un curieux mélange de modernisme européen et de tradition musulmane. La ville connut son heure de gloire au XIIe siècle, lorsque sa kasbah (citadelle) fut utilisée comme quartier général de la lutte contre les Espagnols. Fondée au Xe siècle près des ruines d'un ancien port romain situé à l'embouchure de la rivière Bou Regreg, la ville prend réellement son essor au XIIe siècle lorsqu'elle devient la capitale du grand conquérant almohade Yacoub el-Mansour. A la mort de Yacoub son empire prestigieux, qui s'étendait jusqu'à la Tunisie et à l'Espagne mauresque, s'écroule. Dès lors, Rabat décline rapidement. Ce n'est qu'en 1912, après la signature du traité de Fès, que Rabat redevient la capitale du royaume. Le général Lyautey, premier résident général de la République française au Maroc, fait alors de la ville le centre administratif du pays. Ce choix n'est pas remis en cause après l'indépendance en 1956.
Aujourd'hui, avec un peu plus d'un million d'habitants, Rabat (Salé étant intégrée à la capitale) est la deuxième agglomération du Maroc après Casablanca.
KASBAH DES OUDAYAS
La Kasbah des Oudayas est un petit joyau que Rabat a su préserver. Forteresse élevée à l'époque almohade, au XIIe siècle, elle ressemble à un délicieux village andalou. Passée sa très belle porte ouvragée, toutes ses petites rues descendent jusqu'aux sommets des falaises qui dominent l'estuaire du Bou Regreg. De là, on contemple l'immense médina de Salé tapie sur ses basses collines, les escaliers monumentaux qui viennent se noyer dans le fleuve et le mouvement incessant des barques de pêcheurs.
MUSEE DES OUDAYAS
Il se trouve dans le fastueux pavillon construit par Moulay Ismaîl au XVIIe siècle pour ses séjours à Rabat. Le jardin est le premier de ses chefs-d'¦uvre. L'exubérance de la végétation atténue la rigoureuse géométrie des allées. Parterres, fontaines et remparts en font la fine fleur des jardins andalous.
S'ouvrant sur ce spectacle par une grande baie, la salle du fond reconstitue un ancien intérieur marocain. Des coussins de brocarts, de soie et d'or, recouvrent les divans tout autour de la pièce. Un peu plus loin, dans une fraîche salle de marbre s'alignent de très anciens corans enluminés, des bijoux, poteries et instruments de musique. L'exceptionnelle collection de tapis mérite une mention particulière. Le tapis de Rabat, de style citadin, atteint 150000 points au mètre carré ! Les artisans ont repris les motifs traditionnels en les enrichissant. D'une technique plus rude, les tapis ruraux, appelés berbères, prouvent un sens puissant de la composition, de la couleur, et de l'ornementation qui ne cède en rien aux tapis de Rabat.
JARDIN ANDALOU
Dans ce jardin, qui occupe toute la partie ouest de la kasbah, règne une atmosphère de paix et de sérénité. Edifié sous le protectorat par des architectes et paysagistes français, le jardin n'a d'andalou que le style. La noria et les agencements en perspective et étagés évoquent le dessin typique des jardins de palais. De nombreuses essences forment un tissu végétal dense et rafraîchissant. Tout ce qu'il faut pour séduire l'¦il et apaiser les esprits.
NECROPOLE DE CHELLAH
La nécropole de Chellah s'élève hors les murs de la ville à environ 2 km du centre de rabat sur le site antique de sala. Sala Colonia était il y a plusieurs siècles une cité romaine prospère qui faut désertée au IXe siècle et devint un champ de ruines au Xe siècle. C'est au XVe siècle que la ville antique fut transformée en un vaste cimetière par les Mérinides. La nécropole fut détruite par le tremblement de terre de 1755. Des 1931, des fouilles dans la partie ouest de la nécropole mirent à jour des ruines romaines : on peut y découvrir les restes d'une fontaine, le marché, le forum, les termes, des boutiques. Dans la partie musulmane du chellah on arrive jusqu'aux tombes du sultan Mérinide Abou El Hassan Ali et de son épouse, entourées des ruines d'une mosquée et d'une medersa. De nombreux saints sont encore inhumés en ce lieu. Un bassin est creusé parmi les mausolées, où les femmes en quête de fertilité viennent jeter de la nourriture aux anguilles.
LA TOUR HASSAN
La tour Hassan est le minaret d'une mosquée inachevée. Le projet du sultan Yacoub el-Mansour était de construire la plus grande mosquée du monde musulman. La Tour qui s'élève à 44 m devait selon ses plans d'origines culminer à 80 m. Construite au XIIe siècle, elle fait partie des trois grandes mosquées Almohades, avec la Giralda de Séville et la Koutoubia de Marrakech. Du bâtiment de la mosquée ne reste qu'une vaste esplanade ponctuée d'immenses colonnades : son toit était soutenu par 312 colonnes et 42 piliers supportant 19 nefs.
LE MAUSOLEE DE MOHAMED V
Il se dresse face à la tour Hassan. Il perpétue le souvenir du sultan qui permit au Maroc d'accéder à l'indépendance. Le mausolée est placé sur un socle surmonté d'un toit pyramidal recouvert de tuiles vertes. Des escaliers conduisent à la koubba qui abrite le sarcophage de Mohamed V qui semble flotter sur le sol de granit poli. La décoration du monument s'inspire du style imposé par les Mérinides, extrêmement sophistiqué et raffiné. Une mosquée jouxte le mausolée.
MUSEE ARCHEOLOGIQUE
Construit en 1932, agrandi quelques années plus tard pour y exposer les fruits d'une activité archéologique débordante. Ce musée présente depuis 1986 les collections du Musée National. C'est l'un des plus somptueux du Maroc. La section préhistorique rassemble des vestiges humains depuis le paléolithique moyen (probablement des Néandertaliens) jusqu'au néolithique (-4000 av JC) qui prouvent l'étendue et la persistance du peuplement. La section archéologie islamique s'enrichit en permanence des fouilles effectuées sur des sites des VIIIe et IX siècles. Pour que l'on imagine sans peine leur quotidien, les Mauritaniens, potiers, éleveurs, chirurgiens ou boulangers nous ont laissé leurs outils. Les femmes leurs bijoux. Les animaux leur attelage.
Les civilisations pré-romaine et romaine sont à l'honneur avec quelques-unes des plus belles pièces de l'Antiquité. La collection de bronze de style hellénistique est de tout premier ordre. Vous ne saurez plus où donner des yeux : " la mule ivre ", d'un lyrisme fougueux, chef-d'¦uvre incontesté de l'époque d'Auguste, " le chien de Volubilis " frappant par son réalisme saisissant, " l'éphèbe couronné de lierre " merveille d'élégance et de grâce, " les têtes de jeunes berbères " en marbre, remarquables pour leur perfection technique et la vigoureuse fermeté de leur expression.
ESSAOUIRA
La ville s'élève sur une presqu'île balayée par les vents alizés. Son climat tempéré tout au long de l'année fut apprécié dès l'antiquité par les navigateurs qui faisaient escale sur la cote marocaine. Dès le VIIIe siècle avant J.-C., le site fut fréquenté par les Phéniciens. Au Ier siècle avant notre ère les îles d'Essaouira devinrent célèbres dans le tout le monde romain grâce à leurs ateliers de fabrication de la pourpre. Au XVe siècle, les Portugais firent de la cité un détachement militaire puis un comptoir commercial. On y échangeait des produits manufacturés en Europe contre de l´or, du sel, du sucre, des plumes d´autruche. C'est ainsi que la ville de Mogador se développa jusqu'au XVI e siècle. A l'indépendance du Maroc en 1956, la ville retrouva le nom d'Essaouira... c'est aussi le début de son déclin. Dans les années 60, Essaouira devint le refuge privilégié des hippies. Orson Welles y tourna son fameux film "Othello".
Ces dernières années, les surfeurs attirés par les vagues et le souffle régulier des alizés en on fait une destination sportive à la mode. La superbe médina est classé patrimoine mondial par L'Unesco.
LE PORT
Le Port d'Essaouira vit le jour au XVIIIe siècle, lorsque le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah décida de construire sur l'avancée rocheuse du Cap Mogador un abri servant de base navale, le Port de Mogador, qui fut aussi surnommé "Port de Tombouctou", lorsqu'il servait à relier l'Afrique Noire à l'Europe et à l'Amérique. On y accède par la Porte de la Marine, construite entièrement en pierre taillée en l'an 1184 de l'Hégire, c'est à dire 1769. Essaouira est aujourd'hui un joli petit port de pêche, le troisième port sardinier du Maroc, qui connaît une vie intense, surtout au moment de l'arrivée des bateaux, en fin de matinée. Sur les quais encombrés de bateaux, les pêcheurs réparent les filets bleus. A droite de la Porte de la Marine, on aperçoit une porte plus petite, datant de l'époque du Roi du Portugal Manuel II, qui fit construire ici son Castello Real. Elle donne accès à ce qui reste aujourd'hui de ce château royal : les douves et une tour en forme de rotonde. Au sein de cet ensemble architectural, la sqala du Port, bastion crénelé construit pour protéger le port et la ville, est formée de deux ailes fortifiées qui se coupent à angle droit derrière la porte de la Marine.Elles sont dominées à leurs extrémités Est et Ouest par deux tours carrées, flanquées chacune de quatre tourelles.
LA KASBAH
En quittant la skala du port, entrez sur la place Moulay Hassan, vaste esplanade accueillante assurant la liaison entre la ville ancienne et la ville nouvelle. A votre gauche, découvrez la kasbah, quartier fortifié qu'on appelle aussi " le quartier du Roi ". Construit pour loger tous ceux qui géraient et exploitaient le port, il était entouré de remparts, aux fondations ancrées dans le rocher, dont certains sont encore intacts. Longez les remparts en empruntant la rue qui mène à la skala de la kasbah. Ce monument militaire de style Vauban, conçu en 1765 pour repousser les attaques maritimes, est constitué d'une plate-forme à deux niveaux.Il se compose d'une série de pièces, qui étaient destinées autrefois au stockage des munitions et des armes. Au pied de la skala se trouve une rue bordée d'ateliers de marqueteurs, dont les travaux sont de renommée internationale. Sur la skala de la kasbah, s'alignent les célèbres canons d'Essaouira. Cet endroit surgi du passé fut choisi par Orson Welles pour tourner les décors extérieurs de son Othello.
LA MEDINA
De construction plus récente, la médina d'Essaouira est bâtie autour de deux grands axes : l'un, de direction Nord-Sud, joint Bab Doukkala au port, l'autre, allant d'Est en Ouest, relie Bab Marrakech à l'Océan.
Tout au long de la grande rue marchande bordée d'arcades, viennent se loger de nombreux commerces : marchands de tissus, grossistes en denrées alimentaires, bouchers, marchands de légumes ... De chaque côté de cette artère, découvrez les petits marchés intérieurs : le souk aux légumes et aux épices, le souk aux poissons, le souk des bijoutiers...
LE MUSEE SIDI MOHAMMED BEN ABDALLAH
Ce musée est installé dans l'ancien palais du pacha de la ville. Le rez-de-chaussée est essentiellement consacré à la musique locale et andalouse et comprend aussi des objets de différentes confréries de transe de la ville. A l'étage, de belles collections représentatives des arts régionaux sont exposées (tapis, bijoux, armes, costumes...).
TANGER
Si l'on se fie à la mythologie grecque, la ville de Tanger aurait été fondée par le fils de Neptune, Antée, qui donna à la ville le nom de sa femme Tingis, en arabe Tanjah, en français Tanger. Tanger face à la pointe de l'Europe, se trouve au croisement de l'Océan Atlantique et de la Mer Méditerranée. Cette position exceptionnelle, et stratégique, a fait pendant longtemps de Tanger un lieu de convoitise où se sont succédées plusieurs civilisations et cultures. Après une présence Phénicienne, la ville fut réellement fondée au IVe siècle avant J.C., par les Carthaginois qui en firent un comptoir. En 146 avant J.C., à la chute de Carthage, la ville est rattachée à la Maurétanie et devient une colonie romaine liée à la province d'Espagne. Tanger prend une telle importance, qu'elle devient, vers le IIIème siècle après J.C., la capitale de la Maurétanie. Au VIIIe siècle, les Arabes s'emparent de Tanger pour bénéficier de sa position stratégique. La ville passera successivement aux mains des Idrissides, des Omeyades de Cordoue puis des grandes dynastie marocaines pour devenir au XVe siècle une cité prospère. Puis entre le XVe et le XVIe siècle, les portugais et les espagnols s'emparent tour à tour de la ville. En 1661, Tanger est cédée à l'Angleterre comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles Il. Dès 1679 Moulay Ismàil (Empire Cherifien Alaouites) entreprend le siège de Tanger qui lui est abandonnée en 1684, sur décision de Charles II estimant son occupation par les troupes anglaises inutile et beaucoup trop coûteuse. Mais durant deux siècles, les européens continuent de convoiter la « porte de l'Afrique ». Alors que le pays est placé sous protectorat français, le 18 décembre 1923, Tanger est déclarée zone internationale. Dans cette portion de territoire, gérée par une dizaine de pays, la neutralité politique et militaire est de rigueur, la liberté économique est totale. Le libre échange est instauré ainsi que la suppression des impôts attirant de nombreuses entreprises et des capitaux étrangers. Dans les années 40, la ville attire de nombreux artistes : Jacques Majorelle, Paul Bowles, Tenesse Williams, Jean Genet, Paul Morand, MatisseŠEntre 1940 et 1945, la France et la Grande-Bretagne, impliquées dans la seconde guerre mondiale, laissèrent la cité aux mains des espagnols. En 1947, Mohammed V exprime à Tanger dans un discours au peuple, les premières revendications nationaliste. La lutte commence et aboutira en 1956 à la proclamation de l'indépendance et de rattachement de la ville au Maroc.
LE GRAND SOCCO
C'est un immense marché permanent situé à l'entrée de la médina ou commerçants et paysans vendent les fruits, légumes produits dans la région. La place du grand Socco fut rebaptisée place du 9 avril 1947 en souvenir du discours historique du sultan Mohammed V. A l'une des extrémités de la place se dresse la Mosquée Sidi Bou Aabid, dont le minaret entièrement recouvert de faïences polychrome date de 1917. En contrebas s'élève la Mendoubia, résidence du Mendoub, le représentant du sultan chargé de contrôler les puissance étrangères à l'époque où Tanger était une zone internationale.
LE PETIT SOCCO
Le Petit Socco fut pendant longtemps le centre de Tanger. Placette aux allures méditerranéennes, elle était le lieu de vie et de rencontre de la zone internationale. En son centre s'élève l'hôtel Fuentes où le musicien Camille Saint-Saëns résida. A la fin du XVIIe siècle, pour célébrer le départ des anglais, le sultan Moulay Ismaïl fit construire la Grande Mosquée. Ses restaurants, cafés et cabarets étaient les plus chics du pourtour méditerranéen. Les rues qui l'entourent accueillaient les légations, banques, postes, administrations de chaque pays qui gérait la ville.
LEGATION AMERICAINE
Ce musée retrace l'histoire des relations américano-marocaines. Le Maroc ayant été l'un des premiers pays à reconnaître leur indépendance, c'est à Tanger que les Etats-Unis d'Amérique acquirent, en 1821, leur légation, qui serait le seul monument historique qu'ils possèdent depuis leur origine. On peut y contempler une lettre de George Washington à Moulay Abdallah, une collection de miroirs, des ¦uvres de Lecouteux, de Ben Ali R'Bati, le premier "naïf" marocainŠDans une ancienne maison close récemment rattachée à la légation, on trouvera un petit musée dédié à Paul Bowles et une exposition de gravures et cartes anciennes sur le Maroc.
LA KASBAH
Kasbah veut dire forteresse. Surplombant la médina, la Kasbah de Tanger est le plus ancien et le plus beau quartier de la ville. C'est là qu'est le musée des arts traditionnels, dans un ancien palais royal, et les grandes demeures de quelques stars, comme Yves Saint-Laurent ou Victoria AbrilŠ La Kasbah est aussi un quartier populaire, parsemé de lieux de la mémoire : le marabout d'un saint, la plus ancienne mosquée de la ville, un ancien bastion, la première école moderne mixte du Maroc. On sera surpris d'y croiser des lieux que l'on connaît de tout temps : ils ont servi de décors de films, quand Matisse n'en a pas fait des tableaux.
MUSEE DES ARTS MAROCAINS
L'imposante silhouette du Dar el Makhzen domine la casbah de Tanger. Cet ancien palais du gouverneur érigé au XVIIe siècle, se déploie autour du splendide patio orné de faïences émaillées. Le Musée des Arts Marocains se situe dans les appartements princiers : plafonds en bois peint, plâtres sculptés, mosaïques... Tout appelle à l'émerveillement. Les régions du Maroc ont délégué entre ces murs de prestigieux ambassadeurs. Le Nord, ses armes marquetées, ses poteries aux subtils motifs de fleurs ou de plumes ; Rabat, ses tapis chatoyants et leurs caractéristique médaillon central...
La salle de Fès est éblouissante : soieries aux délicats reflets, livres superbement reliés, calligraphiés et enluminés, plats anciens déclinant les couleurs les plus audacieuses, depuis le jaune d'or jusqu'au célèbre " bleu de Fès ". Du minuscule au monumental, le Musée des Arts Marocains est un univers de beauté.
LE QUARTIER MARSHAN
Le Marshan est un quartier de Tanger, vaste plateau limitrophe de la Kasbah et du centre ville. En son centre s'élève un petit palais des congrès, construit sur les mêmes plans, et par le même architecte, que l'ancien palais du festival de Cannes. Le stade qui le jouxte fut offert à la ville par le dictateur Franco. Mais ce sont ses marges qui peuvent nous intéresser : une magnifique nécropole punico-romaine, le sublime café Hafa, le luxueux palais qui appartenait à Malcolm Forbes. Tout au long des rues Kennedy et Haj Tazi, grandes villas et demeures de maître furent les premières maisons patriciennes construites en dehors de la médina, à la fin du XIXe siècle.
LA MONTAGNE DE TANGER
C'est le quartier le plus élégant de Tanger. Dans un décor d'eucalyptus et de pins parasols, les palais côtoient de magnifiques villas de style hispano-mauresque construites notamment pas des étrangers qui vivaient à Tanger au temps ou la ville était zone internationale. En parcourant la route de Sidi Masmoudi, et après avoir longé le palais royal, on parvient à la voie romaine. Ce chemin de traverse dont quelques passages restent pavés, fut en fait construit par les Portugais au XVe siècle. C'est une superbe et très longue ballade jusqu'au Cap Spartel.
LE FRONT DE MER
La plage de Tanger est le centre névralgique populaire de la ville. Si elle est aujourd'hui difficilement praticable car mal entretenue, polluée et trop fréquentée, elle constitue un lieu d'animation permanent, avec ses cafés, ses bars, ses discothèques, ses vendeurs à la sauvette et tout ce monde bigarré qui y évolue. L'été, on y assiste à des concerts de raï ou de musique traditionnelle, les dromadaires attendent leurs cavaliers et les amateurs de chevaux y effectuent de magnifiques courses matinales.
LE CAP MALABATA
Situé à 10 km de Tanger, le cap est dominé par un phare. Il offre une vue très entendue sur la ville et la baie de Tanger. Le cap est entouré de belles plages méditerranéennes, très fréquentées l'été : Mrisatz où des cabanes de roseaux sont louées à des prix modestes, la plage des Amiraux éternellement balayée par le vent d'est.
LES FESTIVALS
Festival du Film International à Marrakech
C'est le plus important festival du film au Maroc. Il a lieu en septembre, événement très attendu, il offre un programme de choix. Rencontres, analyse critique des films, récompenses, forums...
Festival National Des Arts Populaires à Marrakech
C'est vers la mi-juin, que le coeur de Marrakech se met à battre plus vite et plus fort aux rythmes des troupes folkloriques venues de tout le pays. Dans les ruines du Palais El Badi, revit l'atmosphère envoûtante et mystérieuse des mille et une nuits grâce à de nombreux spectacles présentant la diversité et l'authenticité du peuple marocain. 25 troupes nationales minutieusement sélectionnées (comme la Guedra de Goulmime, Akellal, Haha, les chameliers du désert...) se produisent pendant une dizaine de jours auxquelles viennent se joindre des troupes étrangères (Espagne, Turquie, Arabie Saoudite, Italie...)
La fin de chaque spectacle s'illumine par un éblouissant et inoubliable feu d'artifices.
Festival de musique sacrée du Monde à Fès
Fès la culturelle, Fès la mystique. Première ville impériale. Cette cité vénérable, la plus ancienne capitale des royaumes marocains, empreinte de spiritualité, chargée d'histoire et toujours très vivante, offre un écrin prestigieux aux amateurs de musiques sacrées.
Chaque année, pendant une semaine du mois de mai, le coeur de la médina voit éclore une multitude d'expositions, de conférences mais surtout de concerts devenus au fil des années le carrefour des musiques des grandes religions monothéistes. Les vastes palais mauresques, tels Bab Makina et le musée Batha accueillent chaque jour des milliers de mélomanes venus entendre les plus grandes voix du monde islamique mais aussi les musiques et chants issus de la culture judéo-chrétiennes et autres musiques du monde.
Festival Gnaoua d'Essaouira
C'est le plus jeune mais aussi le plus insolite des festivals sur la côte atlantique du sud marocain. Devenue le creuset de diverses cultures, Essaouira est le lieu idéal pour ce festival qui se distingue par l'originalité de sa conception et le place d'emblée à un niveau international. Trois jours à la fin du mois de juin, le temps s'arrête à Essaouira pour faire place à un événement musical, culturel et scientifique exceptionnel. Le programme est constitué, pour une grande part, par la prestation des Gnouas, la très réputée confrérie d'anciens esclaves d'Afrique Noire, composée de maîtres musiciens, de joueurs de crotales, de voyantes, de médiums et d'adeptes qui s'adonnent à la pratique des danses de possession et à la transe. Les cérémonies rituelles se pratiquent de nuit et comportent une partie profane (divertissement) et une partie sacrée pendant laquelle sont invoqués des saints et des entités surnaturelles.
LES MOUSSEMS
Les fêtes égrènent les saisons, célébrant les ressources locales. Les festivals sont consacrés aux arts et aux traditions populaires. Les moussems sont de grands rassemblements rendant hommage à un saint homme. Ne manquez aucune occasion de faire la fête. Vous admirerez des fantasias, des danses, des chants, des costumes traditionnels, vous participerez aux processions et aux dégustations.
Ces manifestations dépendent souvent des conditions locales (récolte) ou du calendrier lunaire. II est donc impossible d'en donner les dates longtemps à l'avance.
La fête des dates a Erfoug
Quand octobre se pare de ses plus belles lumières le grand sud du Maroc, vous êtes certain d'approcher de la grande fête des dattes d'Erfoud. Ce sont trois jours de festivités qui célèbrent ce fruit oblong, moelleux, aux couleurs mordorées qui a mûri au soleil de l'été pour le transformer en cette douceur fondante et sucrée qui fait éclater de plaisir vos milliers de papilles.
Cette fête est l'occasion pour les tribus et les aubergistes de la région de se retrouver, dans une ambiance typique. Au son de la musique et au milieu de tentes berbères, vous êtes invités à boire le traditionnel thé d'accueil.
La fête des roses a el Kelaa M'Gouna
Quand arrive la mi-mai, le parfum des roses embaume l'air printanier de toute la vallée du Dadès dans le sud marocain. On peut assister à la récolte de la très précieuse "Rosa damascena", apportée dit la légende par des pélerins venant de la Mecque et dont la graine tombée le long des chemins s'est ensuite abondamment développée au cours des siècles par de longues haies de rosiers délimitant d'un ruban rose les champs verts de la vallée. Dès l'aube, ce sont les femmes, enveloppées dans leur gandoura leur servant de sac, qui recueillent une à une les fleurs parfumées.
A la fin de la cueillette, Kelaa M'Gouna célèbre alors pendant 3 jours, la reine des fleurs. C'est l'occasion pour les habitants des villages voisins de descendre des montagnes en arborant leurs plus beaux atours pour participer à cette fête odorante, colorée et très animée. Dans la troupe folklorique à la chorégraphie originale, la femme symbolise l'abeille (habits noirs, verts et blancs). L'homme en blanc symbolise l'apiculteur. Dans le tableau final, les danseuses forment une ronde, entourés par les hommes. C'est la représentation de la symbiose entre l'apiculteur, les fleurs et les abeilles, les uns ne pouvant se passer des autres.
Dans les rues de la ville, parées de bouquets parfumés, résonne alors le son des flûtes et des tambours. Un défilé de chars décorés de motifs naïfs s'étire tout au long du parcours acclamés par les youyous de spectatrices enthousiastes qui bombardent de pétales de roses la jeune fille élue reine d'un jour.
Moussem des fiançailles des Ait Haddidou
Au début de l'automne, dans le Haut-Atlas, en plein coeur du pays berbère, dans la province d'Errachidia, le vaste plateau d'Imilchil connaît une effervescence inhabituelle. Dans ce décor somptueux et grandiose convergent plus de 20 000 Marocains, qu'ils viennent du nord, de Khenifra, de l'Ouest, de Beni Mellal et du sud à partir de Tinerhir, pour le plus grand moussem de l'année. Ce Moussem a une triple vocation La première est religieuse. Les pèlerins viennent faire action de grâce pour les récoltes et se recueillir sur le tombeau du marabout (saint musulman), Sidi Ahmed Oulmaghni, de grande renommée, situé à quelques kilomètres. La deuxième est économique. Il est une immense foire agricole. En quelques heures un immense village de tentes berbères et caïdales s'érigent dans l'immense étendue vers laquelle convergent, en longues caravanes, agriculteurs, marchands, pèlerins, parents éloignés pour qui ce rassemblement est devenu une exceptionnelle occasion de faire leurs achats et se retrouver. Enfin la troisième vocation, cette fois-ci matrimoniale attire une autre catégorie de marocains. Car Imilchil, c'est la fête de l'espoir pour les jeunes gens et les jeunes filles du plateau des lacs puisqu'exceptionnellement les jeunes filles musulmanes peuvent rencontrer, à visage découvert, des jeunes hommes célibataires et échanger des promesses de mariage librement consenti.
Moussem du Cheikh Sidi Mohammed Laghdaf
A Tan Tan les habitants du Sahara, entre autres les touaregs, se rendent fin mai, début juin au marabout du saint. Vous avez là l'occasion unique de rencontrer les nobles fils du Sahara.
Moussem de Moulay Abdallah à El Jadida
Le village de pêcheurs de Moulay Abdallah, au sud d'El Jadida est ,au mois d'août , le lieu où se déroule l'un des plus beaux moussemx de tout le Maroc. Les points culminants de ce pèlerinage vers la Zaouia du Saint sont constitués par des jeux équestres, des fantasias où les cavaliers montrent leur agilité exceptionnelle.
Moussem de Moulay Idriss à Zerhoun (Près Meknès)
Après le pèlerinage de La Mecque, le pèlerinage à Moulay Idriss durant le moussem est le plus important pour les musulmans marocains. Ce moussem se déroule sur trois week end de la mi- septembre à la fin septembre. La baraka du saint est si grande que 7 pèlerinages peuvent remplacer, selon la tradition populaire, le grand pèlerinage vers la Mecque.
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